La colère gronde dans les grandes écoles. Dans un texte rédigé par l'instance qui les représente, la Conférence des grandes écoles (CGE), diffusé le 23 décembre, elles disent ce qu'elles ont sur le coeur : elles craignent que si l'Etat leur impose à chacune un quota de 30 % de boursiers, le niveau baisse. La CGE indique très clairement qu'elle "désapprouve la notion de "quotas" et réaffirme que les niveaux des concours doivent être les mêmes pour tous".
Certes, reconnaît-elle, "la démocratisation de l'enseignement supérieur est une exigence d'équité citoyenne", mais cela doit se faire à travers "des soutiens individualisés (...) apportés aux candidats issus de milieux défavorisés pour les aider à réussir des épreuves qui peuvent leur sembler plus difficiles parce que leur contexte familial ne les y a pas préparés".
Une position ancienne adoptée après la signature par Sciences Po Paris - qui ne fait pas partie de la CGE -, en 2001, de ses premières "conventions ZEP" destinées à "recruter", grâce à une voie d'accès spécifique, parmi les meilleurs élèves des quartiers défavorisés. Les grandes écoles, elles, préfèrent aider les jeunes de milieu modeste à préparer les concours ordinaires. En 2003, l'Essec lançait un programme de tutorat et d'ouverture culturelle appelé "une prépa, une grande école, pourquoi pas moi ?", qui, depuis, a essaimé. Ces dispositifs sont aujourd'hui labellisés "cordées de la réussite" par l'Etat.
Pour la CGE, "toute autre politique amènerait inévitablement la baisse du niveau moyen" ; les employeurs considéreraient "que toutes les voies d'entrée dans la même école ne se valent pas". Et la CGE de rappeler son attachement au"véritable mérite républicain".
Le sociologue Patrick Weil (CNRS, Paris-I Panthéon-Sorbonne) conteste pourtant toute baisse de niveau. Citant les établissements américains qui pratiquent une politique d'ouverture sociale (5 % à 10 % des meilleurs lycéens ont un droit d'accès aux filières sélectives), il assure que "les études montrent que cette crainte est infondée. Celle-ci reflète, en réalité, un grand conservatisme des grandes écoles".
Quant aux quotas, "il n'en a jamais été question, s'étonne-t-on dans l'entourage deValérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur. Les 30 %, c'est un objectif, pas un quota." De fait, à l'occasion de la signature en novembre du contrat d'établissement de Sciences Po Paris dans lequel l'institut s'engage à accueillir 30 % de boursiers en 2012, Valérie Pécresse s'était contentée de dire : "Je souhaite que nous puissions porter à 30 % le nombre de boursiers dans l'ensemble de nos grandes écoles."
Pourtant, souligne Pierre Tapie, directeur général de l'Essec, président de la CGE et cosignataire du texte, "dans certains textes, certaines déclarations de hautes autorités de la République, les mots qui sont dits et répétés sont "30 % de boursiers dans chacune des écoles". Cela implique une politique de quotas et ce serait absurde".
Le texte de la CGE, destiné en priorité aux 220 écoles membres, surprend plus d'un observateur. Grâce à la réforme des bourses sur critères sociaux en 2008 (relèvement du plafond de revenu parental de près de 5 000 euros), le nombre de boursiers a bondi. Et le ministère de l'enseignement supérieur a pu annoncer en septembre 2009 que "30 %" des 42 000 élèves inscrits en première année de prépa étaient boursiers, en avance d'un an sur l'objectif fixé par le président de la République en 2008. Donc, dans deux ans, la proportion globale de boursiers parmi les nouveaux étudiants de grandes écoles sera mécaniquement de 30 % (contre 23 % aujourd'hui). Quotas contraignants ou objectifs facultatifs, le résultat sera donc de toute façon atteint.
Si les grandes écoles refusent de se voir imposer une part de 30 % de boursiers dans chacune d'entre elles, c'est sans doute parce que certaines en sont loin (Polytechnique, Centrale ou HEC comptent entre 10 % et 15 % de boursiers). Or, l'Etat, qui lance une vague de contractualisation avec une soixantaine d'établissements privés d'enseignement supérieur (Le Monde du 14 décembre 2009), ne manquera sans doute pas de leur demander une plus grande ouverture sociale.
Les grandes écoles craignent peut-être aussi que l'Etat ne bouscule trop leur modèle sélectif de formation. En octobre, la ministre de l'enseignement supérieur ne déclarait-elle pas :"L'ascenseur social est bloqué, justement parce que nous ne savons pas faire évoluer nos concours, notamment ceux des grandes écoles où s'opère une hypersélection par le biais d'une incroyable batterie d'épreuves (...) Si les grandes écoles se penchaient sur le problème de la reproduction sociale qui est la leur, sans doute auraient-elles un travail à faire sur les épreuves de sélection."
Pour Mme Pécresse, ces concours devraient prendre en compte "la personnalité, la valeur, l'intensité du parcours" du candidat. Parallèlement, le comité interministériel à l'égalité des chances a lancé le 23 novembre "une mission sur le caractère socialement discriminant ou non"de ces concours.
Cela fait beaucoup. Jean-Pierre Helfer, directeur général de l'école de management Audencia Nantes et cosignataire du texte, ne le cache pas : "Derrière la critique sur la diversité sociale, il y a une attaque du modèle même de la grande école française, dit-il. Utiliser des pourcentages, donner des oukases, c'est facile, mais cela masque la réalité de ce qu'est l'enseignement supérieur en France. Nous sommes un peu facilement pris comme boucs émissaires d'une réalité sociale qui nous dépasse largement." Et les grandes écoles de rappeler que la trop grande homogénéité sociale qu'on leur reproche se retrouve... à l'université, au niveau master.
«7 jours à Bucarest, les secrets d'une révolution» revient sur la semaine de luttes qui a permis, en 1989, de renverser le régime le plus répressif du bloc communiste.
Ce documentaire de 52 minutes réalisé par Marcela Feraru, journaliste roumaine qui était dans la capitale Bucarest au moment des faits et Eric Deroo, historien, alterne images d'archives et témoignages d'acteurs clefs qui décryptent les causes de l'effondrement d'un régime. De Timisoara, ville où tout a commencé à l'exécution du couple Ceaucescu, «7 jours à Bucarest, les secrets d'une révolution» revient sur l'embrasement d'un peuple qui a fait basculer en une semaine tout un pays dans le camp de la liberté . Il est coproduit par l'ECPAD et la TVR.
La France a joué un rôle important en envoyant à Bucarest dès le 23 décembre une unité de secouristes français avec le tout jeune secrétaire d'état à l'action humanitaire Bernard Kouchner.
Cette semaine de luttes se solde par le procès et l'exécution sommaires du couple Ceaucescu le 25 décembre 1989.
Le film sera diffusé mardi 22 décembre sur TVR à 23.00 et au mois de mars 2010 sur la chaine Histoire.
Marcela Feraru est l'auteur de l'ouvrage «22 décembre 2009, la révolution roumaine» disponible sur le site de la boutique de l'ECPAD.
Le répertoire commun de la protection sociale permet à l'administration d'obtenir en temps réel toutes les informations concernant les prestations sociales d'un assuré. Nouvel outil de lutte contre la fraude, il est vivement critiqué, notamment par la CGT, qui y voit un danger pour les libertés publiques.
Pour ses partisans, c'est un formidable outil de lutte contre la fraude aux prestations sociales. Pour ses détracteurs, il s'agit d'un danger pour les libertés publiques. Le « répertoire national commun de la protection sociale » est né officiellement il y a quelques jours, après la parution d'un décret au « Journal officiel ». Preuve que le sujet est sensible, cette mesure était prévue par une loi votée il y a trois ans ! Le gouvernement a pris du temps pour rédiger le décret. Et la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a mis près d'un an pour rendre un avis sur le texte. L'enjeu est en effet de taille. Le nouveau répertoire ne crée pas de nouveau fichier, mais il permettra d'interconnecter les données de tous les Français et personnes résidant en France en matière de retraite, d'assurance-maladie, d'assurance-chômage, de prestations familiales ou encore de minima sociaux comme le RSA. Quelque 550 milliards d'euros de prestations sont concernées.
L'objectif principal est de mieux lutter contre les anomalies et les fraudes, même si le répertoire servira aussi à « produire des statistiques anonymes », précise le décret. La Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV) pourra ainsi vérifier les périodes d'invalidité d'un assuré en accédant aux données de l'assurance-maladie ou aux périodes de chômage auprès de Pôle emploi, ces données ayant une influence directe sur le relevé de carrière d'un futur retraité. Ce type d'échanges de données existe déjà, mais le nouveau répertoire les facilitera et ils se feront désormais « en temps réel ». C'est la CNAV qui est chargée de la mise en oeuvre du répertoire.
« Une administration intrusive »
« C'est un peu “ 1984 ” de George Orwell, d'autant que les citoyens ne savent pas que ces informations circulent, critique Jacqueline Farache, administratrice CGT au conseil d'administration de la Caisse nationale d'allocations familiales. Au risque d'être taxés de passéisme, nous défendons un système basé sur les déclarations des assurés. Les contrôles sont légitimes, mais ils doivent être effectués a posteriori. » Cette syndicaliste dénonce une administration « de plus en plus intrusive, notamment pour les demandes de RSA, où vous devez fournir des informations sur votre épargne, sur vos comptes bancaires… ».
La CNIL juge pourtant que les garde-fous sont nombreux. La consultation du répertoire « ne constitue qu'une aide venant en complément de l'examen de la situation effectuée au cas par cas par un agent », note-t-elle dans son avis sur le décret. « Aucune décision » ne peut être prise « sur le seul fondement » du nouvel outil. Celui-ci « permet uniquement de détecter les anomalies » et les « résultats obtenus n'entraînent aucune mise à jour automatique des données » concernant l'assuré. Les données ne sont conservées que pendant cinq ans, ce qui correspond aux délais de prescription. Enfin, toutes les consultations du répertoire seront recensées afin de pouvoir les retracer si nécessaire.
Le 26 octobre a été mis en place un service de retrait de lettres recommandées dans la station de métro Simplon, à Paris. Les habitants du quartier ont reçu des formulaires qu'ils pouvaient renvoyer à la Poste, donnant le pouvoir à la RATP de conserver leurs lettres recommandées. Ceux qui ont choisi ce service reçoivent un SMS et peuvent aller chercher leur lettre au guichet du métro.
150 dossiers en deux mois, pour un objectif de 4000 en six mois
Visiblement, les Parisiens ne sont pas prêts à aller chercher leurs lettres recommandées dans le métro. La section CGT postaux Paris XVIIIe parle de 150 dossiers concrétisés et 50 lettres distribuées pour 12 000 formulaires distribués :
« Ces chiffres ne sont pas surprenants mais ils sont très bas. Cela correspond à ce qu'on avait dit. »
Contactée par téléphone, la direction de la Poste n'a pas souhaité communiquer les chiffres exacts et attend la fin de l'expérimentation. Selon elle « ils évoluent tout le temps ». Mais les résultats restent bien loin des objectifs : 4 000 usagers en six mois.
Des agents pas si volontaires
Cependant, à la direction de la RATP on s'efforce de rester optimiste :
« Les agents sont plutôt contents. C'était des volontaires. Ils nous disent que cela leur apporte un nouveau service à proposer. »
La direction précise qu'ils ont été formés à cette nouvelle activité. Cédric Menival, délégué Sud RATP sur la ligne 4 du métro, ne semble pas de cet avis quand au volontariat de cette formation :
« Ce sont des volontaires forcés. Il y avait tellement peu de volontaires donc ils ont fait du chantage. Ils ont promis des horaires aménagés un poste sédentaire [dans la même station, ndlr]. Mais la plupart des agents sont contre. »
Amélioration de la qualité du service
Dans le cadre de son plan stratégique « Cap Relations Clients 2012 », la direction de la Poste met en avant « la modernisation et l'amélioration de la qualité de service ». Cette initiative s'inscrit donc dans cette démarche, le guichet de la station de métro Simplon étant ouvert de 6h30 à 23h30, sept jour sur sept. Mais Cédric Manin indique que l'opération « marche le matin et l'après-midi ». C'est-à-dire aux heures où la Poste est ouverte.
Par ailleurs, la station de métro Simplon n'est sans doute pas la plus adaptée à une telle expérimentation. Les courants d'air sont permanents, l'agent est barricadé derrière du double vitrage et la station est inaccessible aux handicapés.
Pour François, agent de la Poste dans le XVIIIe, « ça n'est que de la communication, cela fait juste parler de la Poste ». Pour lui cette opération ne sert qu'« à montrer que la Poste évolue, qu'elle change, qu'elle s'adapte ».
Diminuer les files d'attente : l'obsession de la direction de la Poste
L'opération avait aussi comme objectif de diminuer les files d'attente dans les trois bureaux de Poste autour du métro Simplon. Mais selon François :
« Cela ne sert à rien. La nouvelle réorganisation des agences avec une séparation des activités ne fait que les augmenter. Un collègue qui n'a rien à faire au guichet des colis, devenu l'espace commercial de la Poste, ne peut pas aider ses collègues aux opérations bancaires. Au lieu d'une file d'attente, il y en a maintenant deux. »
Dans un mois la direction et les syndicats doivent se retrouver pour un premier bilan de l'expérimentation mais les premiers résultats ne permettent pas de parier sur l'extension et la pérennité de cette opération.
SOS racisme lance une pétition pour réclamer l'abandon du débat sur l'identité nationale lancé par le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson, et prévu pour courir jusqu'au 4 février. En voici le texte:
«Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au «mieux» stigmatisante, au pire raciste.
Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.
Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des «jeunes de banlieue», obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d’un racisme anti-arabe qui n’ose plus s’exprimer en ces termes: voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire.
Pire, des responsables politiques de premier plan ont cédé au tropisme de la stigmatisation. Ainsi, il y a quelques jours, une Ministre de la République, Nadine Morano, livrait en creux sa vision du musulman, essentialisé dans la position de celui qui refuse de s’intégrer à la Nation, fût-il français.
La technique consistant, face aux tollés soulevés par de tels propos, à expliquer que ces derniers ont été mal compris ne doit pas faire illusion. La preuve n’est plus à faire que le débat sur l’identité nationale, bien loin de renforcer l’adhésion aux valeurs de la République, est un facteur de haine et de désunion, là où notre pays devrait s’atteler à cultiver le vivre ensemble. Un vivre ensemble trop fragile pour qu’il soit affaibli à travers un débat qui, posé en ces termes, ne pouvait finalement rien produire d’autre.
Face à cette réalité qu’il est inutile de vouloir camoufler, il est tout aussi inutile de sortir la carte du «peuple dont l’expression est légitime». Car, dans notre pays comme dans toutes les grandes démocraties, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. À cet égard, les propos racistes tenus dans des réunions organisées par les préfectures sont d’autant plus graves que l’Etat vient apposer sa légitimité à l’expression de pensées qui n’ont pas lieu d’être dans l’espace public.
C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, de mettre un terme à ces réunions, sans quoi la République française que vous représentez aura fait le choix de laisser se tenir en son sein et avec son assentiment un débat de nature à briser durablement les fondements de notre vivre ensemble.»
Ameziane ABDAT, président de l'association Zy Va; Isabelle ADJANI, comédienne; Pierre AIDENBAUM, maire du 3ème arrondissement de Paris; Jean-François AMADIEU, professeur Université Paris 1; Pouria AMIRSHAHI, secrétaire national du PS chargé des droits de l’homme; Nathalie ANDRE, réalisatrice; Mouloud AOUNIT, co-président du MRAP; Pierre ARDITI, comédien; Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU; Eliane ASSASSI, sénatrice de Seine-Saint-Denis (PCF); David ASSOULINE, sénateur de Paris (PS); Yvan ATTAL, comédien; Martine AUBRY, première secrétaire du Parti Socialiste, maire de Lille; Clémentine AUTAIN, co-secrétaire de la fondation Copernic; Josiane BALASKO, cinéaste; Massira BARADJI porte parole de la FIDL; Claude BARTOLONE, président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis; Pierre-Louis BASSE journaliste - écrivain; Eric BASSET, producteur; Djamel BEN SALAH, cinéaste; BENABAR chanteur; Ghaleb BENCHEIKH, théologien; Jean BENGUIGUI, comédien; Yamina BENGUIGUI, réalisatrice - adjointe au Maire de Paris; Jean-Luc BENNAHMIAS, député européen, vice-président du Modem; Pierre BERGE, président de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Charles BERLING, comédien - réalisateur; Jean-Louis BIANCO, député et président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence; Martine BILLARD, députée, porte parole du Parti de Gauche; Jane BIRKIN comédienne; Nicole BORVO COHEN-SEAT, sénatrice de Paris (PCF); Farid BOUDJELLAL, dessinateur; Ali BOUGHERABA, humoriste; Michel BOUJENAH, humoriste; Pascal BREITH président du Paris Foot Gay; Marie-George BUFFET, secrétaire national du Parti Communiste, députée, ancienne ministre; Dominique BURDOT, éditeur; CALI, chanteur; Gwénaële CALVES, Professeur Université de Cergy-Pontoise; Jean-Christophe CAMBADELIS, député de Paris (PS) ; CARTOUCHE, humoriste; Philippe CASTEL, porte-parole de l’Inter-LGBT; Christian CHARRIERE BOURNAZEL, bâtonnier de l'Ordre des avocats du barreau de Paris; Noëlle CHATELET, écrivain, universitaire; Pascal CHERKI, maire du 14e arrondissement de Paris; Daniel COHN-BENDIT, député européen; Eric COQUEREL, secrétaire national du PG; Geneviève DE FONTENAY, présidente du Comité Miss France; Jerôme DEGUEY, musicien- compositeur ; Magloire DELCROS-VARAUD, acteur; Karima DELLI, députée européen; Laurianne DENIAUD, présidente du MJS; Jean-François DEREC; Harlem DESIR député européen; Manu DI BANGO, chanteur; Marc DOLEZ Député du Nord (PG) Boris DOLIVET, cinéaste, co-scénariste des Lascars; Philippe DOUCET, maire d'Argenteuil Mohammed DRIDI Ancien Champion du Monde de Kickboxing; Jean-Pierre DUBOIS, président de la Ligue des droits de l'Homme; Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, porte-parole d’Europe-Ecologie; Laurent FABIUS, ancien Premier Ministre, député; Eric FASSIN Sociologue - ENS Michel FEHER philosophe - Président de Cette France-là; Dan FRANCK, écrivain; Elodie FRENCK comédienne; Laurent GIOVANNONI Secrétaire général de la Cimade; Daniel GOLDBERGDéputé de Seine-Saint-Denis (PS), Romain GOUPIL, comédien; Raphael HADDAD, ancien Président de l’UEJF; Marek HALTER, écrivain; Clara HALTER, plasticienne; Pierre HENRI, président de France Terre d'Asile; Anne HIDALGO, première adjointe au maire de Paris; Catherine HIEGEL, sociétaire de la Comédie française; François HOLLANDE, député, président du Conseil général de Corrèze; Robert HUE, sénateur, président du MUP; Lionel JOSPIN, ancien Premier ministre; Esther KAMATARI, ancien mannequin; Tcheky KARYO, comédien; Taïg KHRIS, champion du monde de roller; Thomas KIRSZBAUM, sociologue - IEP- ENS Cachan; Jean-François KLEIN, historien INALCO; Nicolas KLOTZ, cinéaste; Patrick KLUGMAN, avocat au Barreau de Paris, conseiller de Paris; Richard KOLINKA, musicien; LAAM, chanteuse; Valérie LANG, comédienne; Jack LANG, député du Pas-de-Calais (PS), ancien ministre; Jacques LE GOFF, historien; LE KAFEAR, La Brigade- artiste; Alain LE VERN, président du conseil régional de Haute-Normandie, Corinne LEPAGE, députée européen; Serge LE PERON, cinéaste; Nolwenn LEROY, chanteuse, Claude LEROY, entraîneur; Nikita LESPINAS, comédienne; Bernard-Henri LEVY, Ecrivain; Vincent LINDON, comédien; Philippe LIORET, cinéaste; Patrick LOZES, président du CRAN; Benoit MAGIMEL comédien; Jacky MAMOU, président du Collectif Urgence Darfour; Stéphane MAUGENDRE, président du GISTI; Pierre MAUROY, ancien Premier ministre; Sandrine MAZETIER, députée; Jean-Luc MELENCHON, député européen, président du Parti de Gauche; André MIQUEL, historien; Jean-Pierre MOCKY, cinéaste; Marie-José MONDZAIN philosophe; Mathilde MONNIER, chorégraphe; Alain MONOD, avocat au conseil; Bernard MONTIEL, animateur - comédien; Laurent MULLER, éditeur; Vincent PEILLON député européen; Patrick PELLOUX, président de l'Amuf; Elisabeth PERCEVAL, cinéaste; Sébastien PIETRASANTA, maire d'Asnières; Denis PODALYDES, cinéaste; Jean-Baptiste PREVOST, président de l’UNEF; Franck PUPUNAT, secrétaire national du PG et fondateur d'Utopia; Firmine RICHARD, comédienne; Pierre ROSANVALLON historien; Elisabeth ROUDINESCO, psychanalyste; Daniel SABBAGH universitaire; Richard SANCHEZ, membre du CN du PCF, président de Fier-e-s Révolutionnaires; marjane SATRAPI, Dessinatrice; Arielle SCHWAB, présidente de l’UEJF; Mohamed SIFAOUI, journaliste; Yves SIMON, écrivain et compositeur; Danielle SIMONNET, secrétaire nationale du PG; SMAïN, humoriste; Dominique SOPO, président de SOS Racisme; Benjamin STORA, historien; Fodé SYLLA, membre du Conseil Economique et Social; Benoit THIEULIN, La Netsquad; Samuel THOMAS, président de la Fédération des maisons des potes, Stéphane TROUSSEL, vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis; Manuel VALLS, député- Maire d'Evry; Dominique VOYNET, Sénatrice - Maire de Montreuil; Lambert WILSON, comédien; Medhi YAZI-ROMAN, conseiller municipal à Pantin; Baki YOUSSOUFOU, président de la Confédération Etudiante, Malik ZIDI, somédien.
Référence de la presse historique, le magazine Historia est né en décembre 1909, sous le titre " lisez-moi historique-Historia ".
Jules Tallandier, en libraire-éditeur éclairé, veut alors populariser "des récits d'histoire dus aux écrivains les plus réputés". La formule rencontre un franc succès. Cette vocation de rendre les connaissances historiques accessibles et attrayantes à tous ne s'est jamais démentie depuis, tant la diversité des époques, des personnages ou des événements traités dans Historia est resté sans équivalent dans la presse grand public.
Chaque mois, Historia perpétue cette mission de vulgarisation, mais aussi de mise en perspective de l'histoire, répondant ainsi à une demande très forte de notre société : le besoin de retrouver des racines, une mémoire collective, d'identifier des repères pour mieux décrypter le présent et son déferlement d'informations.
Le magazine d'histoire le plus lu et le plus vendu au monde célèbre son centenaire. Et pour marquer ce siècle d'existence, Historia vous offre plein de bonnes choses.
En partenariat avec l'INA, l'accès gratuit, à une douzaine d'émissions devenues mythiques : Alain Decaux raconte, la Caméra explore le temps, les énigmes de l'Histoire, Apostrophes.
Dès le 5 décembre, une newsletter hebdomadaire pour ceux qui veulent aller plus loin que les programmes TV, avec une sélection des émissions historiques, commentée par la rédaction. Et nos suggestions pour des sorties 100% histoire : cinéma, expos et théâtre.
A partir du 10 décembre, un grand concours ouvert à tous avec un beau voyage à la clé !
Pour nos futurs abonnés : deux cadeaux au lieu d'un, en prime ! Attention, offre limitée dans le temps.
Et tous les jours, un beau livre à découvrir. Jusqu'au 31 !
Plus que jamais, connaître le passé est devenu indispensable pour mieux comprendre les événements d'aujourd'hui : leurs origines, leurs évolutions, leurs enjeux.
Historia dispose pour cela des meilleurs ambassadeurs qui soient : ses auteurs, historiens ou spécialistes reconnus dans leur domaine respectif. Des signatures à la hauteur de la notoriété du titre : Daniel Amson, Jean Bothorel, Jacques-Olivier Boudon, Jean-Denis Bredin, Philippe Contamine, Alain Decaux, Christiane Desroches-Noblecourt, Max Gallo, Rémi Kauffer, Jean Lacouture, Pierre Miquel, Jean Tulard et bien d'autres illustres collaborateurs ont fait d'Historia un label de sérieux et de fiabilité pour l'"honnête homme " de cette fin de siècle.
Le magazine historique le plus réputé de France doit son succès à la qualité de ses auteurs, mais aussi à la fidélité de ses lecteurs, avec un taux de réabonnement record avoisinant les 85%.
Ce gage de confiance et cet attachement bénéficient tout autant à Historia Thématique, bimestriel qui prolonge et approfondit certains dossiers abordés dans le mensuel.
Vous trouverez ci-dessus copie d'une chaine diffusée sur net.
Il me paraissait important de la diffuser plus largement encore.
Si vous ne l'avez pas reçue dans vos boites mails, prenez le temps de la lire s'il vous plait, vous pourrez vous aussi sauver une vie.
AVC = Accident Vasculaire Cérébral
Cela peut servir ! Prenez quelques minutes pour lire ceci et peut-être sauver une vie et contribuer à faire connaître le danger que représente l'Accident Vasculaire Cérébral.
Lors d'un barbecue, Julie trébuche et fait une chute. Elle affirme aux autres invités qu'elle va bien et qu'elle s'est accrochée les pieds à cause de ses nouveaux souliers.
Les amis l'aident à s'asseoir et lui apportent une nouvelle assiette. Même si elle a l'air un peu secouée, Julie profite joyeusement du reste de l'après-midi ...
Plus tard le mari de Julie téléphone à tous leurs amis pour dire que sa femme a été transportée à l'hôpital ... Julie meurt à 18h. Elle avait eu un Accident Vasculaire Cérébral lors du barbecue.
Si les personnes présentes avaient été en mesure d'identifier les signes d'un tel accident, Julie aurait pu être sauvée.
Un neurologue dit que s'il peut atteindre une victime d'AVC dans les trois heures, il peut renverser entièrement les effets de la crise. Il affirme que le plus difficile est que l'AVC soit identifié, diagnostiqué et que le patient soit vu en moins de trois heures par un médecin.
Reconnaître les symptômes d'un AVC : Poser trois questions très simples à la personne en crise :
1. Lui demander de SOURIRE.
2. Lui demander de lever LES DEUX BRAS.
3. Lui demander de PRONONCER UNE PHRASE TRES SIMPLE (ex. Le soleil est magnifique aujourd'hui).
Si elle a de la difficulté à exécuter l'une de ces tâches, appelez le 15 et décrivez les symptômes au répartiteur. Selon un cardiologue, si tous ceux qui lisent ces lignes, diffusent l'information à leur tour à 10 personnes, une vie au moins pourrait être sauvée par jour.
Cet article n’est pas un hommage, mais une célébration à Diane Rauscher-Kennedy, une rencontre magique avec une dame d’exception.
Je ne vous raconterai pas sa vie et peu de mots seraient en mesure de la décrire et je vous laisse le soin de suivre les liens ci-dessous pour la découvrir.
Mais avant plongez-vous dans ses tableaux et vous comprendrez ce mélange explosif qu’est Madame Diane Rauscher-Kennedy : douceur, force de caractère, engagement dans ses actions, intelligence de l’art et intelligence du cœur.
Merci à Vous, Diane de nous faire partager vos moments d’émotion.